Art and Archaeology Exhibitions
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Charing Cross Bridge, la Tamise (1903)
73 x 100cm - Musée des Beaux-Arts, Lyon







Waterloo Bridge, effet de soleil (1903)
73 x 92cm - Milwaukee Art Museum






Le Parlement, les mouettes (1904)
81 x 92cm - Moscou, Musée Pouchkine



Londres et son " fog "

La deuxième salle, consacrée à Londres, est une pure merveille. Au début du mois de novembre 1898, Monet avait fait un voyage éclair à Londres où il croyait son fils Michel gravement malade. Le train de 8h30 de la Gare du Nord lui permettait d'arriver à Victoria Station à 17h00. Ce voyage lui rappela que Londres n'était pas bien loin et très facile d'accès.

Moins d'un an plus tard, il était de retour pour des vacances de six semaines en compagnie de sa femme et de sa belle-fille, Germaine Hoschedé. Monet avait emporté ses toiles et son matériel et une des pièces de sa suite à l'Hôtel Savoy se trouva vite transformée en atelier. Le Savoy offrait une vue splendide sur les ponts de la Tamise, à l'est celui de Waterloo qu'il peignait le matin, au sud celui de Charing Cross qu'il peignait en milieu de journée. L'après-midi, il traversait le pont de Westminster pour s'installer à un balcon de l'hôpital Saint Thomas d'où il avait une vue directe sur le Parlement.

En 1900 et 1901, Monet fit deux autres séjours de trois mois à Londres. En 1901, il espérait terminer ce qui était devenu sa plus grande "série" jamais entreprise. Il était fasciné par les jeux constants de lumière et de couleurs à travers les brumes polluées. "Sans le 'fog'," disait-il, "Londres ne serait pas une belle ville." Mais la rapidité avec laquelle la lumière et les couleurs changeaient n'était pas sans lui causer d'énormes soucis, car à chaque changement correspondait une nouvelle toile.

Son ami, le peintre américain John Singer Sargent, fut très étonné de le trouver un jour fouillant parmi plus de quatre-vingts toiles pour trouver labonne car l'effet sur lequel il travaillait venait de changer. On dénombre au total quarante et une vues de Waterloo Bridge, trente-quatre de celui de Charing Cross et dix-neuf seulement du Parlement. "Travailler à deux endroits est mauvais," écrivit-il à sa femme, Alice.

Trente-sept "Londres" furent présentés à la critique dans une exposition à la galerie Durand-Ruel à Paris en 1904. Dix de ces toiles sont présentes dans l'exposition actuelle, les cinq autres, généralement moins travaillées, ayant été vendues par Monet ultérieurement.



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