|
C H A S S E U R
S SE T SG
U E R R I E R S |
||
|
Par Claude Rilly Apres les deux expositions précédentes (lire nos critiques) Masques et Magie le musée Dapper à Paris lance un bouquet final copieux, somptueux, mais peut-être un peu désordonné. « Chasseurs et guerriers » ratisse large : de l'Ethiopie au Mali et du Nigéria à l'Afrique du Sud, c'est tout le continent noir qui se trouve ici représenté. Le titre lui-même s'éloigne de la sobre élégance des expositions précédentes, et ressemble fâcheusement à un fourre-tout vaguement ethnographique. Rassurez-vous pourtant, le Musée Dapper ne saurait présenter une mauvaise exposition, tant ses réserves regorgent de trésors. Si le propos est décevant, les pièces rares et remarquables le rachètent largement.
Ce sont évidemment les armes, tant de guerre que de parade,
qui attirent l'oeil. Les forgerons, caste redoutable qui détient
le secret de la vie et de la mort, caste considérée avec
défiance teintée de respect en Afrique occidentale, mais
glorifiée sans réserve en Afrique centrale, ont su
montrer dans la fabrication des couteaux de guerre une incroyable maîtrise
technique au service d'une imagination et d'une créativité
artistique inégalées.
Oeuvre très différente, provenant de
Djenné,
la métropole religieuse du Mali, un chef de guerre barbu,
aux yeux exorbités, monté sur un petit cheval richement
harnaché et peint de couleurs vives, étonne par son
aspect baroque et sa décoration surchargée. D'autres
statues équestres, dogon ou yoruba, ne le cèdent en rien
à ces deux pièces du Mali et justifieraient à
elles seules la visite. |
[email
to Art & Archaeology | Back
to Art & Archaeology]
If you value this page, please tell a friend or join our mailing list.