KlassikNet: 101 Meilleurs Disques de Musique Classique (en français)
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LE ROMANTISME AUSTRO-ALLEMAND

(SCHUMANN, BRAHMS, BRUCKNER, WAGNER)

SCHUMANN (1810-1856): Les 4 symphonies - Ouverture, Scherzo & Finale
Staatskapelle Dresden
Wolfgang Sawallisch, direction
EMI

Oeuvres zébrées d'éclairs visionnaires, les symphonies de Robert Schumann font entrevoir les désordres mentaux qui allaient l'engloutir en 1856. Les Dresdois, qui ont cette musique dans le sang, et la direction brûlante de Wolfgang Sawallisch vous clouent sur place.

SCHUMANN (1810-1856): Scènes d'enfants - Scènes de la forêt - Bunte Blätter (sélection) - Variations Abegg (+ Scarlatti, Ravel, Beethoven)
Clara Haskil, piano
Philips

Bossue, juive dans la France de Pétain, la roumaine Clara Haskil (1895-1960) vécut quasiment clocharde jusque dans les dernières années de sa vie pour mourir en tombant dans l'escalier d'une sinistre gare bruxelloise. Pas vraiment la dolce vita de Rubinstein! Cette pianiste, qui faisait pleurer le monde entier, sut traduire comme personne l'univers peuplé d'ombres fantastiques propre … Schumann.

BRAHMS (1833-1897): Concerto pour piano n°1 (+ Franck, Litolff)
Clifford Curzon, piano
London Symphony Orchestra
George Szell, direction
Decca

Coup de maître d'un compositeur de vingt-trois ans, le concerto n°1 en ré mineur est l'un des quatre ou cinq chefs d'oeuvre absolus de Brahms. Ecoutez le contraste entre la violence "à casser les vitres" des premières mesures et l'entrée recueillie du piano. Vous comprendrez tout de suite pourquoi cette interprétation tient le haut du pavé depuis plus de trente ans. On pourra légitimement se tourner vers la version un rien plus méditative de Claudio Arrau et Carlo Maria Giulini (EMI). Elles se situent, l'une comme l'autre, au-dessus de la mêlée.

BRAHMS (1833-1897): Symphonie n°3 - Ouverture tragique - Chant du destin
Ernst-Senff Chor
Berliner Philharmoniker
Claudio Abbado, direction
Deutsche Grammophon

Aimez-vous Brahms? Essayez la troisième symphonie et vous serez fixés. Cette interprétation extraordinairement maîtrisée de Claudio Abbado prend des allures d'épopée. Elle s'impose comme LA grande version moderne. Dans le finale tendu à craquer, les musiciens du Philharmonique de Berlin jouent arc-boutés, comme si leur vie en dépendait.

BRAHMS (1833-1897): Klavierstücke op.117, 118 & 119 - Rhapsodies op.79
Radu Lupu, piano
Decca

Chefs d'oeuvre de concision, les opus 117, 118 et 119 sont des pièces que Brahms, célibataire endurci tout le temps fourré chez les putes, composa à l'extrême fin de sa vie. D'une facture complexe, elles diffusent une poésie et un lyrisme d'une suprême plénitude. Musicien secret refusant toute interview, le pianiste roumain Radu Lupu (né en 1945) y dévoile le versant le plus mystérieux de Brahms.

BRAHMS (1833-1897): Trio n°3 - Concerto pour piano n°2
Julius Katchen, piano
Josef Suk, violon
Janos Starker, violoncelle
Decca

Certains affirment que c'est dans sa musique de chambre que Brahms est le plus grand. Il se pourrait bien qu'ils aient raison. Les musiciens réunis sur ce disque font bloc et délivrent une chaleur, une énergie qui sont l'essence même de la musique de chambre.

BRUCKNER (1824-1896): Symphonie n°7
Wiener Philharmoniker
Karl Böhm, direction
Deutsche Grammophon

Compromis avec le régime nazi comme Karajan, Furtwängler, Krauss, Mengelberg et tant d'autres, Karl Böhm (1894-1981) fut interdit d'estrade au lendemain de l'armistice. Indulgentes, les autorités alliées lui rendirent vite sa baguette pour diriger Mozart, Strauss et Bruckner, ses compositeurs de prédilection. L'Autrichien Anton Bruckner (1824-1896) que Wagner considérait comme le plus grand symphoniste depuis Beethoven, composa d'immenses cathédrales sonores. Sa Septième symphonie (il y en a neuf) est une oeuvre mystique dont Karl Böhm détenait la clé.

WAGNER (1813-1883): La Walkyrie
Birgit Nilsson, Theo Adam, Leonie Rysanek, James King
Orchestre du festival de Bayreuth
Karl Böhm, direction
4 CDs Philips

L'opéra idéal pour aborder Wagner nous semble être Le Vaisseau Fantôme. Vient ensuite le moment d'aborder le Ring. Egalement connue sous le nom de Tétralogie, cette "odyssée selon Wagner" compte quatre opéras: L'Or du Rhin, La Walkyrie, Siegfried et Le Crépuscule des Dieux. Commencez par le volet le plus accessible: La Walkyrie. Exempte de toute lourdeur teutonne, la bouleversante version de Karl Böhm (captée "live" au Festival de Bayreuth en 1967) présente un Wagner à visage humain. Amateurs d'enregistrements historiques, sachez que WALHALL a récemment édité un "live" fabuleux de 1940 réunissant, sous la direction survoltée d'Erich Leinsdorf, Lauritz Melchior, Lotte Lehmann, Marjorie Lawrence, Friedrich Schorr et Emanuel List!

WAGNER (1813-1883): Le Vaisseau Fantôme
Dietrich Fischer-Dieskau, Marianne Schech, Fritz Wunderlich, Gottlob Frick
Choeurs de la Deutsche Staatsoper, Berlin
Staatskapelle Berlin
Franz Konwitschny, direction
2 CDs Berlin Classics

L'accès aux opéras de Wagner n'est pas évident. Plutôt que Parsifal ou Le Crépuscule des Dieux, choisissez pour commencer Le Vaisseau Fantome. Composé dans un banal pavillon de Meudon, puis créé à Dresde en 1843, cet opéra tiré d'une vieille légende nordique est le coup de génie d'un compositeur de trente ans encore marqué par l'opéra italien. Avec ses ambiances marines et son orchestre bourré d'"effets spéciaux", Le Vaisseau Fantôme reste l'une des plus formidables machines à rêves du répertoire. L'enregistrement dirigé par Franz Konwitschny en exalte l'impact quasi-cinématographique.

WAGNER (1813-1883): Tristan et Isolde
Ren‚ Kollo, Margaret Price, Brigitte Fassbaender, Dietrich Fischer-Dieskau, Kurt Moll
Staatskapelle Dresden
Carlos Kleiber, direction
4 CDs Deutsche Grammophon

Drame de l'amour, de la fidélité et de la trahison, Tristan et Yseult est l'un des plus vieux mythes d'Occident. En composant Tristan et Isolde, Wagner rêvait de rendre fous ses contemporains et les générations futures. Il faut bien admettre que cette musique est la plus poétique, la plus érotique et la plus maléfique jamais écrite. Si vous vous sentez capable d'en supporter le venin, choisissez la version de Carlos Kleiber qui en exalte les mille vertiges et sortilèges. Et si les enregistrements historiques ne vous font pas peur, ne manquez sous aucun prétexte ce "live" miraculeux de 1936 dans lequel Fritz Reiner dirige Lauritz Melchior et Kirsten Flagstad à Covent Garden (VAI AUDIO).



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