KlassikNet: 101 Best Classical CDs
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HAYDN, MOZART, BEETHOVEN


HAYDN (1732-1809): La Création
Gundula Janowitz, Fritz Wunderlich, Dietrich Fischer-Dieskau, Walter Berry
Wiener Singverein
Berliner Philharmoniker
Herbert von Karajan, direction
Deutsche Grammophon

La Création contient deux pages "choc": le Chaos et le choeur final. Cet oratorio, dans lequel Haydn met en musique la naissance de l'univers, trouve ici sa version la plus "classieuse" (les solistes!) et la plus accomplie sur le plan orchestral et choral. Il s'agit, en outre, de l'un des sommets de Karajan au disque.

HAYDN (1732-1809): Symphonies n°93, 94, 95 & 98
Staatskapelle Dresden
Eugen Jochum, direction
Berlin Classics

Symbolisant l'apogée du classicisme viennois, ces quatre symphonies sont issues du cycle des Londoniennes de Haydn. Elles égalent les plus grandes symphonies de Mozart ou Beethoven... l'humour en plus! Le chef allemand Eugen Jochum (1902-1987), qui maîtrisait ces pages comme personne, dirige la Staatskapelle de Dresde, le plus ancien et le plus racé des orchestres allemands.

HAYDN (1732-1809): Les 6 dernières sonates pour piano
Glenn Gould, piano
Sony Classical

Les sonates de Haydn, chefs d'oeuvre que Beethoven adorait, sont des pièces qui pétillent d'intelligence. Connu pour ses lectures iconoclastes voire carrément farfelues de Bach et Mozart, le canadien Glenn Gould (1932-1982) signe ici des enregistrements dont le raffinement et la noblesse de ton forcent l'admiration.

MOZART (1756-1791):Requiem
Edith Mathis, Julia Hamari, Wieslaw Ochman, Karl Ridderbusch
Wiener Staatsopernchor
Wiener Philharmoniker
Karl Böhm, direction
Deutsche Grammophon

Inachevée, l'ultime oeuvre de Mozart fut en fait complétée par son élève Franz Xaver Süssmayer. Le Requiem n'en demeure pas moins l'un des "tubes" les plus increvables. La deuxième version enregistrée par Karl Böhm pour Deutsche Grammophon (la première, gravée pour Philips, était déjà splendide) fait partie de ces rares enregistrements qui font l'histoire. Un classique.

MOZART (1756-1791): Don Giovanni
Cesare Siepi, Lisa Della Casa, Suzanne Danco, Fernando Corena, Anton Dermota,
Hilde Gueden, Walter Berry, Kurt B”hme
Wiener Staatsopernchor
Wiener Philharmoniker
Josef Krips, direction
Decca

Don Giovanni était selon Wagner "l'opéra des opéras". Autrement dit, il est impensable qu'il ne figure pas dans votre discothèque. Mais attention, ne vous trompez pas de version! Bénéficiant d'un orchestre et de solistes " à tomber par terre", l'enregistrement dirigé par Josef Krips est fabuleux, et la fameuse scène du souper dans laquelle Don Giovanni défie la statue du Commandeur (du Hitchcock avant la lettre!) carrément terrifiante.

MOZART (1756-1791): La Flûte enchantée
Gundula Janowitz, Lucia Popp, Nicolai Gedda, Walter Berry, Gottlob Frick, Christa
Ludwig, Elisabeth Schwarzkopf
Philharmonia Chorus & Orchestra
Otto Klemperer, direction
EMI

Opéra mettant en scène la lutte du bien et du mal, de l'innocence et du péché e tutti quanti, La Flûte Enchantée est un invraisemblable défilé de personnages hallucinogènes: Papageno l'oiseleur azimuté, Pamina et Tamino qui nous la jouent "couple heureux", Sarastro la vieille barbe, sans oublier évidemment la Reine de la Nuit, mélange improbable de drag queen et de féministe newyorkaise. A vous de trouver une morale à cette histoire. Ce vieux Priape d'Otto Klemperer (1885-1973) fait mine de rester sérieux.

MOZART (1756-1791): Symphonies n°21-41
Concertgebouw Orchestra Amsterdam
Josef Krips, direction
Philips

En 6 petits CDs bien remplis, Philips vous offre les plus célèbres symphonies de Mozart. Pourquoi Krips? Parce que sa direction franche et lumineuse va droit à l'essentiel.

MOZART (1756-1791): Piano Concertos n°10, 12, 14, 17, 19, 20 & 27
Rudolf Serkin, piano
Philadelphia Orchestra, Marlboro Festival Orchestra, Columbia Symphony Orchestra
Eugene Ormandy, George Szell, Alexander Schneider
Sony Classical

A l'exemple du concerto L'Empereur de Beethoven, les concertos pour piano de Mozart occupent une place " à part". Leur beauté surnaturelle les rend immédiatement accessibles. Vendue à prix économique, cette sélection est interprétée par Rudolph Serkin (1903-1991) américain d'origine tchèque. Jamais, peut-être, Mozart n'a sonné plus limpide et plus juste que sous ses doigts.

MOZART (1756-1791): Piano Sonatas K.333, & 545 - Rondo K.494 - Allegro K.533
Sviatoslav Richter, piano
Praga

Jouer les sonates pour piano de Mozart serait, dit-on, trop difficile pour les enfants, trop facile pour les adultes. Par son jeu tout en candeurs et en pieds-de-nez, le bohème et fantasque pianiste russe Sviatoslav Richter (né en 1915) vous laisse seul juge.

BEETHOVEN (1770-1827): Symphonies n°5 & 7
Carlos Kleiber, direction
Deutsche Grammophon

En tête du Top 50 depuis 1808, la Cinquième de Beethoven fut la première symphonie à être enregistrée intégralement. C'était à Berlin en 1913, et le chef, Artur Nikisch était le Karajan de l'époque. On ne compte plus les enregistrements (de l'excellent … l'exécrable) réalisés depuis. Aussi rare au pupitre que Marlon Brando à l'écran, l'allemand Carlos Kleiber (né en 1930) est un chef d'orchestre "culte". Ses enregistrements, réalisés au compte-gouttes, s'arrachent dès leur mise en vente. Lorsqu'elle parut en 1975, sa version fit l'effet d'une bombe. Elle demeure aujourd'hui encore le nec plus ultra. Sa Septième est (presque) aussi percutante.

BEETHOVEN (1770-1827): Sonates pour piano nø27-32
Solomon, piano
EMI

Les dernières sonates de Beethoven sont des oeuvres "sphynx", dont même les plus grands pianistes n'ont su percer tous les mystères. Par son éloquence très intériorisée, le pianiste anglais Solomon (1902-1988) ramène à hauteur d'homme ces pages étranges.

BEETHOVEN (1770-1827): Concerto pour piano n°5 L'Empereur - Sonate pour piano
n°7
Edwin Fischer, piano
Philharmonia Orchestra
Wilhelm Furtwängler, direction
EMI

Jamais le cinquième concerto de Beethoven n'aura à ce point justifié son titre L'Empereur. Pas besoin d'être musicologue pour comprendre qu'il existait entre cette oeuvre, Edwin Fischer et Wilhelm Furtwängler une osmose totale. Qui n'a pas entendu la grâce "planante" de leur second mouvement (adagio un poco mosso) ignore l'un des miracles de l'histoire du disque. Si vous souhaitez à tout prix un enregistrement stéréo, choisissez la version Michelangeli/Giulini (Deutsche Grammophon).

BEETHOVEN (1770-1827): Concerto pour violon (+ Brahms, Tchaïkovski, Lalo)
Leonid Kogan, violon
Orchestre de la Société des Concerts du Conservatoire
Constantin Silvestri, direction
EMI

Oeuvre chaleureuse exempte de toute virtuosité pyrotechnique, le concerto pour violon de Beethoven a connu d'autres très grandes versions: Menuhin/Furtw„ngler (EMI), O‹strakh/Cluytens (EMI), Schneiderhan/Jochum (Deutsche Grammophon), Heifetz/Toscanini (RCA-BMG), Perlman/Giulini (EMI)... pour n'en citer que quelques-unes. La version fièvreuse de Leonid Kogan présente l'énorme avantage d'être accompagnée d'interprétations "coup de poing" des célébrissimes concertos de Brahms et Tchaïkovski. Deux CDs pour le prix d'un: une affaire "en or".

BEETHOVEN (1770-1827): Missa Solemnis (+ Mozart: Messe du couronnement)
Gundula Janowitz, Christa Ludwig, Fritz Wunderlich, Walter Berry
Wiener Singverein
Berliner Philharmoniker
Herbert von Karajan, direction
Deutsche Grammophon

Beethoven réussit avec la Missa Solemnis là où Mahler aura finalement échoué: créer une musique "totale", sans limites. Karajan a laissé de cette oeuvre-monstre qui le hantait pas moins de quatre versions. Enregistrée en 1966, cette interprétation (à ne pas confondre avec celle, carrément lourdingue, dans les années 80 pour DG) est d'une beauté aveuglante mais vénéneuse.



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