KlassikNet: Classical Music News
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MARTINU: CHAMBER MUSIC

Nonet
Quartet for clarinet, horn, cello and side drum
Quartet for oboe, violin, cello and piano
String Quartet N° 7 "Concerto da Camera"

Prazak Quartet, Czech Nonet & various Czech artists
Recorded in Prague in 1995 and 1996
Praga/Harmonia Mundi PR 250097

Moins connu et joué que Dvorak, Smetana ou Janacek, le tchèque Bohuslav Martinu (1890-1959) est l'un des compositeurs les plus riches et les plus libres du XXe siècle. L'un des plus difficiles également à "cataloguer", avec l'anglais Benjamin Britten ou le suisse Frank Martin. Sa musique, marquée par le folklore tchéco-morave, rappelle par sa subtilité de timbres la meilleure musique française (Debussy en particulier), évoque parfois le Stravinski de L'Histoire du Soldat ou le Bartok de la Musique pour cordes, percussion et célesta. Il lui arrive aussi de reprendre certaines formes musicales de la Renaissance ou de l'ère baroque (madrigal, concerto grosso...) en évitant la plupart du temps l'écueil du pastiche ou de l'académisme. En échappant à l'influence de la Seconde Ecole de Vienne (Schoenberg, Berg, Webern) et en se tenant à l'écart des grands combats esthéques de son temps, Martinu a réalisé une oeuvre d'une grandeur (Symphonie N°6), d'un raffinement (Nonette), d'un souffle poétique (l'opéra Julietta) singuliers. Servi par des interprètes tchèques de tout premier plan, cet enregistrement réunit quelques pièces de musique de chambre illustrant pleinement l'audace harmonique et rythmique, l'humour feutré de ce compositeur à redécouvrir.




BARTOK
The Miraculous Mandarin
Music for Strings, Percussion and Celesta

Chicago Symphony Orchestra
Pierre Boulez, conductor
Deutsche Grammophon 447747-2

Appréciée dans le monde entier pour sa clarté et sa précision, il arrive à la direction de Pierre Boulez de brider, par une rigueur trop analytique, les partitions porteuses d'une énergie particulièrement subversive. C'est ce qui arrive dans le récent enregistrement consacré à deux des oeuvres les plus sauvages de Bartok. S'il emporte l'adhésion par la dimension incantatoire de la direction et la virtuosité "bien ordonné" de l'orchestre, Le Mandarin Merveilleux de Boulez reste très en-deçà de la lecture survoltée d'Antal Dorati (Philips/Mercury). On sera plus réservé encore devant sa Musique pour Cordes, Percusssion et Célesta, certes parfaitement clean sur le plan instrumental, mais d'une platitude d'accents, d'une absence de drive rythmique désolantes. Bartok ne composait pas de musique de laboratoire, que diable! Tant de luxe orchestral pour si peu d'engagement (et de musique!) est pour le moins frustrant. Mravinski (Praga), Reiner (RCA/BMG) et Fricsay (DG) peuvent dormir tranquilles.



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