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Une ville futuriste aux véhicules qui se propulsent en lévitation,
remplie de flics sinistres à la "Bladerunner"? Un
soupçon de mysticisme du Moyen Orient à la "Indiana
Jones"? Des bagarres interminables vidées de sens à
la "Terminator"? Un intercalage de scènes - entre un
couple en train de copuler, une explosion et un avion qui décolle
- à la "Delicatessen"? Voilà guère une
inspiration cinématique de la dernière fraîcheur,
même si le dernier exemple au moins est emprunté à
un film français. Il est vrai que Besson a fourni quelques introductions utiles dans le film pour quleques amis français. On y voit se promener le directeur-acteur-écrivain Mathieu Kassowitz. Jean-Paul Gaultier habille tout le monde de la façon la plus extravagante possible. On trouve même une place pour Khaled dans la bande sonore.
Eux au moins bénéficient-ils d'une de mise en avant
quelque peu plus utile et plus subtile que le placardage effronté
dont a bénéficié McDonald's, avec un temps d'écran
long et sans doute très profitable. Tous nos espoirs sont rivés sur un seul homme (Bruce Willis) qui a bien plus de difficultés à dire "Je t'aime" que de tuer des dizaines de monstres hideux, mais qui en fin de compte réussit à faire les deux, s'en sortant avec à peine une égratignure sur la joue, pour gagner au point culminant du film une nuit à poil avec une splendide rousse super-humaine dans une "case régénérante".
Ses énemis comprennent l'omniprésent Gary Oldman dont
le défi artistique principal (hélas, non relevé)
dans le film semble être la lutte entre les consonnes aspirées
et les voyelles allongées pendant qu'il vascille de manière
incertaine entre accent cockney de Londres et "drawl" du Sud
des Etats-Unis. En plus, il manie une arme d'une laideur et d'un
encombrement tellement absurdes qu'elle vient à bout sans problème
de tous les hideux extra-terrestres sur qui il la pointe. |
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Andrew Jack
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